L’avenir du f-Commerce

By Benjamin Boccara - 29 février 2012

Alerte disparition !

Un article de Bloomberg en date du 17 février, et repris depuis par la blogosphère Social Media, constate la fermeture de f-Boutiques de Gamestop, Gap, J.C. Penney et Nordstrom, pourtant lancées dans l’année.

(Pour info, l’agence qui fournissait à Gamestop sa solution technologique f-Commerce a fermé, emportant avec elle les f-Boutiques de ses clients).

Le débat de la légitimité du f-Commerce s’ouvre à nouveau !

Doit-on forcement conclure de la fermeture d’une f-Boutique qu’il s’agit d’échecs, et que si ces grands acteurs n’y arrivent pas, personne ne pourra ? Que penser des autres opérations encore ouvertes ?

Le f-Commerce a débuté il y a un peu plus de 2 ans avec l’ouverture de la f-boutique de 1-800-FLOWERS. Certains experts annonçaient alors la Révolution f-Commerce, une aubaine pour toutes ces marques qui après s’être activement engagées dans une course aux fans, trouvaient un moyen de les monétiser.

Le défaut de la cuirasse vient peut-être alors de la taille de ces communautés : 2 millions pour GAP, 2.5 millions pour JC Penney, 3.8 millions pour Gamestop

On se dit que sur cette masse, si on arrivait à obtenir un taux de transformation équivalent au e-commerce, alors on doublerait son chiffre d’affaires, et qu’en mettant un maximum de contenu, on plairait forcement à tout le monde !

(il s’agit) de marques qui ont, peut être, ouvert des boutiques sur Facebook par simple opportunisme – il y a un an c’était un moyen efficace de faire parler de soi – mais cela s’inscrivait-il dans une véritable stratégie social marketing ? Quels étaient leurs objectifs ? Plus de fans ? Plus d’engagements ? Plus de trafic vers leur site ? Plus de ventes ? Quels indicateurs avaient-elles mis en place? Ont-elles ensuite mis les moyens pour animer et surtout promouvoir leur F-boutique ? Ces marques, avaient quelques mois, un an tout au plus, d’expérience en matière de F-commerce. Je crois pouvoir affirmer que si tous les sites de e-commerce avaient baissé les bras au bout d’un an seulement sous prétexte que ca ne décollait pas assez vite ou que leur ROI était négatif il n’y aurait pas beaucoup de sites marchands aujourd’hui – pas d’Ebay, ni d’Amazon, de Vente-privée ou de Priceminister

analyse Patrick Robin, PDG de 24h00/Boosket.

Néanmoins, Facebook est et restera un réseau social, basé sur le partage de contenus et l’interaction entre membres. Les marques y sont tolérées car les fans y trouvent une opportunité de communiquer avec elles, d’être informés en exclusivité de leur actualité, et de profiter de bons plans.

Le principal argument utilisé pour mesurer une opération de f-Commerce, c’est le ROI généré, autrement dit, le chiffre d’affaires. Mais n’est ce pas simplement une mauvaise compréhension des objectifs du f-Commerce ? Il est vrai que dans f-Commerce, il y a « commerce », et qu’on n’aurait jamais l’idée de monter un site e-commerce dans le seul but de générer du trafic.

Malgré tout, il faut considérer « le F-Commerce comme un outil marketing et non pas une caisse enregistreuse », explique Patrick Robin. « Le véritable enjeu est tout autre : mettre en place tout ce qui favorisera le levier marketing le plus puissant qui soit, le marketing de la recommandation ! »

En octobre, Universal a ouvert une vitrine sur la page Fan de Mister You, l’un de ses artistes phares, pour le lancement de son nouvel album. Le visiteur pouvait découvrir une trentaine de produits de merchandising, et est redirigé vers le site marchand d’Universal – charmandising.com – s’il souhaite faire un achat.

L’application a été mise en page d’accueil et des publications sur le fil d’actualités ont permis de capter l’attention de la communauté.

Résultat : un gain de visibilité et de viralité pour les produits jusqu’à 50 fois supérieur comparé au site charmandising (ex : Interactions sur Facebook VS interactions sur charmandising) ! Ce sont ces interactions et cet apport de visibilité qui leur a permis de générer plus de trafic depuis Facebook vers le site marchand et ainsi des ventes complémentaires.

Et ce n’est que le début !

Les possibilités offertes par l’évolution de l’Open Graph de Facebook, disponible depuis 1 mois, ouvrent la voie pour les annonceurs vers une expérience de navigation et d’achat personnalisés pour leurs visiteurs.

Oubliez le simple « j’aime ce produit » publié sur le mur de vos visiteurs, et dites bonjour aux « je veux ce produit » ou « j’ai ce produit ». L’intégration de plugins sociaux personnalisés intégrés à une mécanique sociale intelligente permettra à vos visiteurs d’exprimer de manière plus précise à leur réseau leur relation avec votre marque et vos produits.

« Une bonne socialisation de votre site vous permettra, là encore, de favoriser le « marketing de la recommandation ». Le F-commerce ça commence par là. »

précise Patrick Robin

La révolution f-Commerce pourrait alors se passer non pas uniquement sur Facebook, mais directement par la socialisation des sites e-Commerce et l’intégration du Graph Social.

Quoi qu’il en soit, il faut considérer le f-Commerce comme étant une brique du (e)commerce de demain. L’internaute (et acheteur) a un temps d’attention quotidien parcellé sur différents médias et supports : découvrir un produit sur Facebook, consulter sa fiche produit sur mobile le lendemain sur son trajet, aller constater son aspect en boutique la journée, pour enfin conclure la transaction tranquillement le soir sur le site e-Commerce depuis son ordinateur.

Catégorie: Actualités

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